Elu pour la deuxième année consécutive parmi les trois concurrents au titre de Joueur Mondial de la FIFA, Thierry Henry apparaît comme un vieux de la vieille. Il n'a pourtant que 27 ans. L'attaquant français des Gunners d'Arsenal a encore produit une belle année 2004 en club, même si sa réussite en équipe de France a été plus relative. En 10 ans de carrière au plus haut niveau, le Français fait preuve d'une régularité remarquable et monte en puissance un peu plus chaque année. Rapide, excellent technicien, doté du sens du but, passeur inné, il est l'incarnation de l'attaquant moderne, qui sait tout faire.
Les experts sont unanimes : "Il est en ce moment le meilleur attaquant du monde", affirmait son coéquipier Patrick Vieira en avril dernier. "Les Allemands sont à des années-lumière de posséder un tel joueur", renchérissait Franz Beckenbauer. Et le moins enthousiaste d'entre tous n'était certainement pas l'entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger : "Il est intelligent et ambitieux. Un joueur avec ces deux qualités ne peut que progresser. Il sera de plus en plus bon car il veut toujours être meilleur."
Son année 2004 est la preuve même de cette progression constante, cette farouche volonté de toujours faire mieux. Deuxième meilleur buteur du Championnat anglais 2003 avec 24 buts, juste derrière le Néerlandais Van Nistelrooy, Henry va laver cet "affront". Et de quelle manière. Trente buts marqués en Premier League, soit huit longueurs devant son premier poursuivant, l'Anglais Alan Shearer.
De fait, il gagne de nouveau le championnat anglais en 2004 sans perdre le moindre match. Arsenal établit même un record incroyable de 49 rencontres sans défaite. Les Gunners ont en effet entamé cette saison sur le même rythme, pointant en deuxième position derrière Chelsea après 13 journées, Henry ayant déjà enquillé 11 buts en League et deux en Coupe d'Europe. Cet automne, il a démontré toute sa classe face à Charlton. Un but en talonnade venu d'ailleurs, un autre sur une frappe surpuissante sous la barre transversale et une passe décisive pour Antonio Reyes. Toute la panoplie de Thierry Henry en une rencontre.
Elu meilleur joueur de Premier League en 2003, "King" Henry a réussi l'exploit de conserver son titre en 2004, ce qu'aucun autre joueur n'était parvenu à faire. Avec les Bleus, l'année a été plus mitigée. Malgré de belles prestations en qualifications, la déception de l'élimination en quart de finale de l'UEFA EURO devant les outsiders grecs a effacé tout le reste. La frustration de "Titi" sous le maillot bleu se lit tout simplement dans ses statistiques : il n'a inscrit que trois buts cette année avec la France.
Le Londonien d'adoption s'est déjà bâti un palmarès que beaucoup doivent lui envier. Champion d'Europe Juniors en 1996, il ne s'est plus arrêté depuis lors : Champion du monde et Champion d'Europe avec les Bleus, "Titi" est parvenu avec son club d'Arsenal en finale de la Coupe de l'UEFA 2000, dont il a d'ailleurs été élu meilleur joueur. En 2002, toujours avec les Gunners, il a réussi le doublé Cup/Championnat, lui qui avait déjà été sacré champion de France en 1997 sous les couleurs de l'AS Monaco.
En 2003, il ajoute la Coupe des Confédérations de la FIFA à sa collection de trophées. Epreuve de laquelle il sort meilleur buteur (4 buts) et meilleur joueur. Statistique étonnante mais pleine de sens, chaque tournoi remporté par la France auquel Thierry Henry participe, il termine meilleur buteur de l'équipe: France 98, Belgique/Pays-Bas 2002 et France 2003. De là à y voir une Henry-dépendance, il n'y a qu'un pas.
Début et des buts à 17 ans
Après avoir intégré à 13 ans le centre de formation de l'INF Clairefontaine, où il a notamment connu Nicolas Anelka, David Trezeguet et Jérôme Rothen, Thierry Henry a pris la route de Monaco, où il a fait ses débuts en première division le 31 août 1994 (victoire 2:0 contre Nice). Quelques mois plus tard, il profitait d'un large succès sur les Lensois (6:0) pour inscrire ses deux premiers buts. C'est ensuite en octobre 1997 qu'il obtenait sa première cap, à l'occasion d'un match gagné 2:1 contre l'Afrique du Sud; depuis, il a porté son total à 68 sélections, inscrivant au passage la bagatelle de 28 buts.
Comme beaucoup d'autres joueurs français, Henry n'est pas parvenu à s'imposer en Italie. Après un intermède de six mois à la Juventus de Turin, il rejoint le club d'Arsenal en 1999 pour près de 15 millions d'euros, retrouvant à Londres son ancien entraîneur monégasque, Arsène Wenger. Un choix qu'il n'a jamais regretté. L'Alsacien fait opérer un virage décisif à la carrière de Henry. Il le replace dans l'axe, lui qui l'avait lancé à Monaco comme ailier.
Rapidement plongé dans le grand bain, Thierry retrouve bientôt la confiance et commence à aligner les buts (plus de 150 au total depuis 1999), récompensant par la même Wenger pour la confiance qu'il lui a témoignée. Preuve si besoin était qu'il se sent très bien dans la capitale londonienne, l'attaquant des Bleus a déjà prolongé son contrat jusqu'en 2007. " J'espère pouvoir toujours rester à Arsenal ", avoue-t-il d'ailleurs.
La page de loin la plus sombre de la carrière du joueur des Ulis, cette commune de l'Essonne qui l'a vu grandir dans des conditions plutôt difficiles, reste incontestablement la Coupe du Monde de la FIFA 2002, où le carton rouge de "Titi" face à l'Uruguay était venu s'ajouter à la déception d'une élimination prématurée. Pire encore pour un attaquant de sa trempe, les Bleus avaient été incapables d'inscrire le moindre but. Solide, sûr de lui, Henry s'est pourtant relevé.
"Comprenez moi bien, je sais que marquer des buts est important pour un attaquant, mais je considère que ce n'est pas la partie fondamentale de mon rôle. J'aime bouger et offrir des buts", expliquait récemment cet admirateur de Marco van Basten. Il est vrai qu'aux 30 buts marqués l'an passé avec Arsenal, il faut ajouter les quelque 20 passes décisives délivrées...
Ancien ailier, Henry a toujours gardé ce sens du collectif qui en fait un attaquant si particulier et imprévisible. " Je suis obsédé par l'idée de marquer l'Histoire de mon empreinte ", répète-t-il à l'envi. Qu'il se rassure, l'histoire du football ne l'oubliera pas. Un trophée de Meilleur Joueur de la FIFA 2004 l'y aiderait cependant sans doute encore un peu plus... Apparitions 10 -
Minutes jouées 842 -
Buts marqués 5 0.53
Tirs 34 3.64
Tirs non-cadrés 12 1.28
Assist 1 0.11
Hors jeu 13 1.39
Fautes comm. 27 2.89
Fautes subies 18 1.92
Cartons jaunes 1 0.11
Cartons rouges - -
Statistiques mises à jour après la (25 avril 2006)
Les experts sont unanimes : "Il est en ce moment le meilleur attaquant du monde", affirmait son coéquipier Patrick Vieira en avril dernier. "Les Allemands sont à des années-lumière de posséder un tel joueur", renchérissait Franz Beckenbauer. Et le moins enthousiaste d'entre tous n'était certainement pas l'entraîneur d'Arsenal, Arsène Wenger : "Il est intelligent et ambitieux. Un joueur avec ces deux qualités ne peut que progresser. Il sera de plus en plus bon car il veut toujours être meilleur."
Son année 2004 est la preuve même de cette progression constante, cette farouche volonté de toujours faire mieux. Deuxième meilleur buteur du Championnat anglais 2003 avec 24 buts, juste derrière le Néerlandais Van Nistelrooy, Henry va laver cet "affront". Et de quelle manière. Trente buts marqués en Premier League, soit huit longueurs devant son premier poursuivant, l'Anglais Alan Shearer.
De fait, il gagne de nouveau le championnat anglais en 2004 sans perdre le moindre match. Arsenal établit même un record incroyable de 49 rencontres sans défaite. Les Gunners ont en effet entamé cette saison sur le même rythme, pointant en deuxième position derrière Chelsea après 13 journées, Henry ayant déjà enquillé 11 buts en League et deux en Coupe d'Europe. Cet automne, il a démontré toute sa classe face à Charlton. Un but en talonnade venu d'ailleurs, un autre sur une frappe surpuissante sous la barre transversale et une passe décisive pour Antonio Reyes. Toute la panoplie de Thierry Henry en une rencontre.
Elu meilleur joueur de Premier League en 2003, "King" Henry a réussi l'exploit de conserver son titre en 2004, ce qu'aucun autre joueur n'était parvenu à faire. Avec les Bleus, l'année a été plus mitigée. Malgré de belles prestations en qualifications, la déception de l'élimination en quart de finale de l'UEFA EURO devant les outsiders grecs a effacé tout le reste. La frustration de "Titi" sous le maillot bleu se lit tout simplement dans ses statistiques : il n'a inscrit que trois buts cette année avec la France.
Le Londonien d'adoption s'est déjà bâti un palmarès que beaucoup doivent lui envier. Champion d'Europe Juniors en 1996, il ne s'est plus arrêté depuis lors : Champion du monde et Champion d'Europe avec les Bleus, "Titi" est parvenu avec son club d'Arsenal en finale de la Coupe de l'UEFA 2000, dont il a d'ailleurs été élu meilleur joueur. En 2002, toujours avec les Gunners, il a réussi le doublé Cup/Championnat, lui qui avait déjà été sacré champion de France en 1997 sous les couleurs de l'AS Monaco.
En 2003, il ajoute la Coupe des Confédérations de la FIFA à sa collection de trophées. Epreuve de laquelle il sort meilleur buteur (4 buts) et meilleur joueur. Statistique étonnante mais pleine de sens, chaque tournoi remporté par la France auquel Thierry Henry participe, il termine meilleur buteur de l'équipe: France 98, Belgique/Pays-Bas 2002 et France 2003. De là à y voir une Henry-dépendance, il n'y a qu'un pas.
Début et des buts à 17 ans
Après avoir intégré à 13 ans le centre de formation de l'INF Clairefontaine, où il a notamment connu Nicolas Anelka, David Trezeguet et Jérôme Rothen, Thierry Henry a pris la route de Monaco, où il a fait ses débuts en première division le 31 août 1994 (victoire 2:0 contre Nice). Quelques mois plus tard, il profitait d'un large succès sur les Lensois (6:0) pour inscrire ses deux premiers buts. C'est ensuite en octobre 1997 qu'il obtenait sa première cap, à l'occasion d'un match gagné 2:1 contre l'Afrique du Sud; depuis, il a porté son total à 68 sélections, inscrivant au passage la bagatelle de 28 buts.
Comme beaucoup d'autres joueurs français, Henry n'est pas parvenu à s'imposer en Italie. Après un intermède de six mois à la Juventus de Turin, il rejoint le club d'Arsenal en 1999 pour près de 15 millions d'euros, retrouvant à Londres son ancien entraîneur monégasque, Arsène Wenger. Un choix qu'il n'a jamais regretté. L'Alsacien fait opérer un virage décisif à la carrière de Henry. Il le replace dans l'axe, lui qui l'avait lancé à Monaco comme ailier.
Rapidement plongé dans le grand bain, Thierry retrouve bientôt la confiance et commence à aligner les buts (plus de 150 au total depuis 1999), récompensant par la même Wenger pour la confiance qu'il lui a témoignée. Preuve si besoin était qu'il se sent très bien dans la capitale londonienne, l'attaquant des Bleus a déjà prolongé son contrat jusqu'en 2007. " J'espère pouvoir toujours rester à Arsenal ", avoue-t-il d'ailleurs.
La page de loin la plus sombre de la carrière du joueur des Ulis, cette commune de l'Essonne qui l'a vu grandir dans des conditions plutôt difficiles, reste incontestablement la Coupe du Monde de la FIFA 2002, où le carton rouge de "Titi" face à l'Uruguay était venu s'ajouter à la déception d'une élimination prématurée. Pire encore pour un attaquant de sa trempe, les Bleus avaient été incapables d'inscrire le moindre but. Solide, sûr de lui, Henry s'est pourtant relevé.
"Comprenez moi bien, je sais que marquer des buts est important pour un attaquant, mais je considère que ce n'est pas la partie fondamentale de mon rôle. J'aime bouger et offrir des buts", expliquait récemment cet admirateur de Marco van Basten. Il est vrai qu'aux 30 buts marqués l'an passé avec Arsenal, il faut ajouter les quelque 20 passes décisives délivrées...
Ancien ailier, Henry a toujours gardé ce sens du collectif qui en fait un attaquant si particulier et imprévisible. " Je suis obsédé par l'idée de marquer l'Histoire de mon empreinte ", répète-t-il à l'envi. Qu'il se rassure, l'histoire du football ne l'oubliera pas. Un trophée de Meilleur Joueur de la FIFA 2004 l'y aiderait cependant sans doute encore un peu plus... Apparitions 10 -
Minutes jouées 842 -
Buts marqués 5 0.53
Tirs 34 3.64
Tirs non-cadrés 12 1.28
Assist 1 0.11
Hors jeu 13 1.39
Fautes comm. 27 2.89
Fautes subies 18 1.92
Cartons jaunes 1 0.11
Cartons rouges - -
Statistiques mises à jour après la (25 avril 2006)


